Et, si on parlait de la résilience ?

Partie I - Une posture de vie

Résilience.

Ce mot, tu l'as entendu partout: dans les livres de développement personnel, dans les discours motivationnels, sur les réseaux sociaux où il est devenu presque un slogan. Mais sait-on vraiment de quoi on parle ?

Souvent, ce mot est utilisé à tort et à travers. On l'emploie pour désigner la capacité à encaisser, à tenir coûte que coûte, à ne jamais fléchir. Comme si être résiliente signifiait devenir invulnérable, imperméable à la douleur, capable de tout supporter sans jamais montrer de faille.

Pourtant, derrière ce mot largement employé, une réalité plus fine se dessine.

Alors, quelle définition donner à la résilience ?

 

La résilience ne se reconnaît pas à l’intensité de l’effort ni à la capacité d’endurance visible. Elle se manifeste d’abord dans une posture intérieure. Une manière de rester unifiée lorsque la vie demande des ajustements successifs. Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit, n'est-ce pas ?

Tu jongles avec des rôles multiples. D'abord fille, puis sœur, amie. Plus tard compagne, peut-être épouse, peut-être mère. Professionnelle aussi. Parfois divorcée. Parfois veuve. Chacun de ces rôles porte ses propres attentes, ses propres exigences, ses propres urgences qui ne s'annoncent jamais à l'avance.

Et voilà la réalité : la vie évolue. Les rôles changent. Les attentes se déplacent. Les situations se transforment.

Tu avances au fil de ces transitions, parfois portée par l’élan, parfois appelée à revoir tes équilibres. Ce qui fonctionnait hier demande aujourd’hui une autre manière de faire. Les priorités se réorganisent.

 

Et ta résilience dans tout ça ? Dans ce mouvement, elle devient une capacité de continuité. Elle s’exprime lorsque tu choisis de ne pas te disperser. Lorsque tu discernes ce qui mérite ton énergie et ce qui peut être déposé. La résilience commence par un recentrage conscient. Un retour à ce qui est essentiel pour toi. Une manière d’habiter le réel sans chercher à tout maîtriser.

Elle ne relève ni de la performance ni de l’exploit. Elle s’inscrit dans la durée. Dans cette faculté à maintenir un cap intérieur, même lorsque les sollicitations se multiplient. Certaines femmes incarnent cette posture. Elles avancent avec constance. Elles construisent, ajustent, poursuivent leur chemin avec discernement. Leur force vient d’un ancrage solide. Elles savent ce qui compte. Elles savent où investir leur énergie.

 

Elle se déploie dans le temps. Elle ouvre un rapport apaisé à l’avenir, fondé sur ce qui a déjà été construit avec cohérence.

Cette résilience inspire, non par ce qu’elle montre, mais par ce qu’elle incarne.

Et une question demeure, simple et essentielle : est-ce que ma manière de tenir me construit réellement ?

 

Naomi T.

Évaluation: 5 étoiles
10 votes

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.